En bref

LURIE était présent au 37e congrès national de l'UNTEC à Reims.

Renouvellement de nombreux procès-verbaux en 2010 et beaucoup de nouveautés.

Un système à teinter enfin disponible pour des produits de protection contre le feu.

Tout un symbole à travers les civilisations

La symbolique du feu

Dans la philosophie chinoise, il fait partie des cinq éléments avec le métal, l'eau, le bois et la terre.

Chez les alchimistes en occident, il fait partie des quatre éléments inertes de base composant chaque matière avec l'eau, l'air et la terre selon l'enseignement bien antérieur d'Aristote (le feu est un élément central de plusieurs doctrines fondées sur les quatre éléments).

Le feu est naturellement associé au Soleil, qui est également une source de chaleur et de lumière (on sait maintenant qu'il ne s'agit pas d'une combustion mais d'une fusion nucléaire). Il est également souvent associé aux volcans, comme par exemple le feu de la forge d'Héphaistos/Vulcain. Le feu est souvent associé à des cultes divers. Parfois, il est associé à la puissance divine, d'où un grand nombre de rituels, passés ou actuels, autour du feu (voir infra). Mais il est aussi souvent associé aux forces du mal ; dans la tradition chrétienne, l'enfer est souvent représenté comme le royaume des flammes éternelles.

Cette ambivalence se retrouve dans les aspects moraux et juridiques du feu ; tantôt il a pu être considéré comme l'instrument d'une justice transcendante (le bûcher fut une condamnation pénale courante au Moyen Âge, et existe même très localement à l'époque contemporaine ; alors que l'immolation est considérée par certains comme un acte de sacrifice suprême face à la justice des hommes, y compris dans des sociétés modernes, comme en Tchécoslovaquie en 1969) ; tantôt son usage est rigoureusement contrôlé, et parfois gravement sanctionné (l'incendie était un des plus grands crimes à Athènes).

Le feu est aussi un symbole de purification, d'où l'utilisation du bucher pour certaine condamnation (cf. supra). Ce symbole provient sans doute de certaines pratiques agraires qui consistent à brûler la terre pour la rendre plus fertile (brûlis), mais il est certain que cette symbolique tient son origine de plusieurs sources. Pourtant, le feu comme symbole de purification était pratique courante pour les chrétiens du Moyen Âge ; avec le temps ces pratiques (ordalies, bûcher, etc.) se sont perdues ou ont tout simplement été interdites

Le feu a aussi un symbolisme érotique. Dans l’Énéide la passion que Didon avait pour Énée la consumait de l'intérieur. Cette symbolique érotique prend son sens dans les métaphores et les images qui font coïncider le feu et l'acte sexuel, la passion, l'affectivité, les sentiments, etc. Dans lamythologie gréco-romaine, Cupidon était représenté par un arc et une torche. De plus, la science soutient cette symbolique, car la motivation psychophysiologique naît des variations thermiques et se termine par l'acte sexuel.

Culte du feu

Le feu est divinisé dans de nombreuses cultures et a été l'objet de l'adoration d'un grand nombre de peuples et de tribus.

Perse

Chez les anciens, les Perses regardaient le culte du feu comme la partie fondamentale de leur religion et les cérémonies de ce culte sont retracées avec détail dans le Zend-Avesta. Les Perses saluaient tous les matins le soleil levant, symbole du feu le plus pur. Ils regardaient le feu comme le protecteur des États et conservaient dans des sanctuaires particuliers le feu sacré qui ne devait jamais s'éteindre. Behram, fils d'Ormuzd et l'un des 28 Izeds, était le génie du feu. Au XIXe siècle, chez les Persans actuels, les Guèbres, qui habitaient surtout dans le Kerman et le Guzzerat, avaient conservé toutes les cérémonies des anciens Perses à l'égard du feu.

Grèce et Rome

Dans la mythologie grecque, il a été volé aux dieux et apporté aux Hommes par Prométhée. Le feu inextinguible des Grecs, qui brûlait sans cesse à Athènes et à Delphes, le culte de Vulcain, le feu qu'entretenaient à Rome les prêtresses de Vesta, rappellent encore la déification du feu, idolâtrie commune du reste à tous les peuples de race pélagique.

Judaïsme

Les Juifs allument une Hanoukkia (chandelier à neuf branches) lors de la fête de Hanoucca pour commémorer le miracle de la fiole d'huile se remplissant par miracle chaque jour. Chaque vendredi soir lors de la tombée de la nuit, il est également de coutume d'allumer le Handil ou des bougies pour honorer l'entrée du Shabbat ou de toute grande fête religieuse. De même, dans certaines famille, on allûme également le Handil ou les bougies le lundi et le jeudi, jours où l'on sort la Thora, ou à la date d'anniversaire de la mort de certaines personnes (membre de la famille, souvent de grand Rabbin).

Christianisme

L'usage de cierges est généralisé dans les églises catholiques et orthodoxes afin de marquer des temps liturgiques, ou en offrande à des saints. La flamme symbolise aussi le Saint-Esprit. Un certain nombre de pratiques païennes utilisant le feu ont été récupérées dans le christianisme populaire (les feux de la Saint Jean, leschandelles de Sainte-Lucie en Suède, etc...).

Asie (Hindouisme, Bouddhisme…)

Les Hindous et les Bouddhistes font brûler diverses offrandes dans le cadre de leur culte. Ils pratiquent aussi la crémation des défunts.