18 juillet 1967 :

Reproduction de l'attestation de Monsieur BONDON, capitaine des Pompiers, commandant le centre de Secours de ST JEAN D'ILLAC (Gironde)

Je soussigné, Capitaine BONDON, commandant le Centre de Secours secondaire de ST JEAN D'ILLAC, déclare qu'au cours de l'incendie qui a sévit dans la nuit du 15 février 1967, dans un bâtiment en bois appartenant à la société R.QUERANDEAU & CIE, nous avons pu, avec notre matériel de première intervention (...), circonscrire le sinistre dans la partie centrale de bâtiment.

Ce résultat, rarement obtenu en pareil cas, est dû pour une large part, à l'effet retardateur produit par le traitement ignifuge qui avait été effectué sur deux cloisons de bois constituées par des bardages en voliges de 15mm. L'action du feu sur ces cloisons était considérablement ralentie, ce qui nous a permis de continuer de lutter de très près, avec la totalité de nos moyens, de circonscrire le sinistre et de le maintenir pendant les trente minutes nécessaires aux Sapeurs du Centre Principal de Bordeaux pour se rendre sur les lieux et procéder à l'établissement de trois grosses lances.

Il ne fait aucun doute que, sans cette précaution, la totalité du bâtiment, soit 1500 m2 au lieu de 600, aurait été détruite, et compte tenu du vent violent qui soufflait cette nuit là, et de l'ampleur qu'aurait pris le foyer, l'incendie se serait certainement propagé aux marchandises stockées prenant ainsi des proportions beaucoup plus importantes.

Si la moitié du bâtiment a pu être sauvé, ainsi qu'une grosse quantité des marchandises, je pense que nous le devons à la présence de ces cloisons traitées qui ont très efficacement compartimenté le bâtiment.